Certaines personnes dernièrement, ont émis via les réseaux sociaux des réclamations relatives à la qualité de l’eau potable. J’ai par conséquent pris contact avec la directrice générale de la Société Publique Locale l’Eau des Collines, afin de l’alerter à ce sujet.
Depuis ces six derniers mois, une trentaine d’analyses sur la commune a été réalisée, qui ont donné des résultats conformes quant à la qualité de l’eau. Des analyses de chlore sont également effectuées chaque semaine, à un taux minimum imposé par le plan Vigipirate en-dessous duquel il n’est pas autorisé de descendre.

Il peut se produire néanmoins, lors de passages en forage que nécessitent des travaux d’entretien du réseau, une modification gustative passagère. Les derniers passages en forage datent des mois d’octobre et décembre derniers. Des phénomènes de variation de goût peuvent également apparaître lorsque la circulation de l’eau est ralentie sur les petits réseaux. Il est alors nécessaire de procéder à des purges, ce que l’Eau des Collines a réalisé ces derniers jours. De plus, des travaux de renouvellement de l’eau dans les canalisations de gros diamètre seront entrepris dès la semaine prochaine. Enfin la SPL va programmer la pose de différents points de purge ainsi qu’une tournée sur l’ensemble de la commune.

Ceci dit, et face à un semblant de nostalgie du “bon vieux temps de la Société des Eaux de Marseille” qui affleure dans certains commentaires qu’il nous a été donné de lire, je tiens à repréciser que des opérations d’entretien, ayant pour conséquence de modifier le goût de l’eau, s’étaient également produites lorsque la ville était encore liée à la SEM, qui appartient à la multinationale Veolia. En France, 80% de l’approvisionnement en eau potable sont sous le giron du privé, avec pour corollaire – même si les situations sont très variables – des fuites très élevées dues à un entretien du réseau insuffisant, et des augmentations tarifaires régulières.

La création de l’Eau des Collines, opérationnelle depuis 2014, répondait en premier lieu à une volonté des élus de ce territoire, de s’appuyer sur une structure au capital à 100 % entre les mains des collectivités. Celles-ci s’étaient par ailleurs engagées à respecter une charte de l’eau, contraignant les collectivités signataires à affecter entièrement les dividendes dans des investissements en direction du service public de l’eau et de l’assainissement. Les redevances versées par les usagers bénéficient exclusivement aux besoins de ce service.

Force est de constater que, si de tels investissements sont encore à réaliser par le futur, la qualité de notre réseau de distribution est en constante amélioration. Je tiens à rappeler également qu’à plusieurs reprises, le prix du mètre cube a été baissé.

Notre régie publique de l’eau nous a éloignés de la logique purement marchande déployée par les multinationales. Pour se consacrer, uniquement, à la qualité d’un service public de première nécessité.

Christine Capdeville.